PENSEES DIVERSES
J'ai été foudroyé par la grippe pendant trois jours, moi qui ne tombe jamais malade. J'avais oublié à quel point c'est douloureux, à cause des courbatures, résultant des toxines virales.
De plus, je suis tombé sur un médecin intégriste, il ne m'a pas arrêté, bien qu'il reconnaisse que la phase initiale est contagieuse. Je me félicite que le corps médical fasse preuve de responsabilité et n'encourage pas la paresse qui sommeille au fonds de chacun d'entre nous, et refuse par conséquent de faire supporter une absence à la collectivité mais je me demande si toutefois il n'a pas un peu abusé.
Je n'ai donc le choix que de me gaver de télé, et je regarde hier en noir et blanc le film Carmen avec Lino Ventura et Giovanna Ralli (1963). Soyons clairs : le film est d'un inintérêt intrinsèque total. L'intrigue est si lente qu'on peut faire une pause toilettes ou cuisine sans perdre un mot de l'intrigue. Ce qui est plus passionnant, c'est l'Italie des Années 60 et le rythme de vie qui prévalait à cette époque.
Un rythme vivable. Je mesure l'accélération exponentielle depuis. Ceci me fait réfléchir :
Le rythme de vie ne pourra continuer d'augmenter indéfiniment : il va falloir ralentir, si on veut survivre. Et donc parler de la notion de progrès. L'intrusion des emails et des ordinateurs, puis des téléphones portables restreint considérablement notre espace de vie communautaire.
Le progrès actuel est un monstre froid qui vous enchaîne à la dernière nouveauté. L'humanité va devoir se pencher sur cette question, et décider de certains arbitrages, mais cela ne sera fait qu'au bord du gouffre.










