Le déclin largement amorcé de notre beau pays, si étonnament beau (je ne dis pas ça parce que je suis Français, mais bien parce que j'ai eu l'occasion d'en visiter des dizaines d'autres, proches ou éloignés), si culturellement riche, si particulier me rends triste.
Il suffirait pourtant de revoir de fonds en comble les fondements de la vie en commun, et d'en poser deux, simples. Le premier est la règle fondamentale de la responsabilité individuelle, le second est celui de la règle de l'équilibre.
Le premier postulat est chaque citoyen est responsable de lui, des alliances qu'il contracte, des famille qu'il se constitue, des progénitures qu'il engendre. Il est responsable de sa vie, de son travail, de sa retraite et même de sa mort, qu'il doit organiser de son vivant.
Dans ce paradigme, on ne parle plus de "stigmatiser " des "défavorisés", rhétorique pestilentielle caractéristique des socialistes, on traite les citoyens en adultes responsables, et non en grands enfants n'ayant aucune part de responsabilité dans ce qui leur survient. Ainsi les chômeurs sont responsables et ont le devoir de maintenir leur "employabilité" compte tenu de l'évolution des métiers, les migrants sont responsables de leur périples et ont devoir de s'insérer et de s'intégrer, les parents ont devoir d'éduquer leurs enfants,..
Cela n'empêche pas certains systèmes mutualistes de pouvoir être mis en place afin d'éviter le plein impact des accidents. Un accident est quelque chose qui arrrive involontairement en dépit d'une action raisonnable, et non le résultat logique d'une gabegie répétitive, qui lui, serait parfaitement volontaire. Ainsi, on peut prévoir une assurance chômage, une assurance maladie etc... Mais si ladite assurance établit que vous avez tout fait pour être au chômage, ou malade, la société va considérer avec raison que vous y êtes pour quelque chose et radinera à juste titre sur les prises en charge.. Ainsi, les citoyens ne seront plus exonérés perpétuellement de leurs erreurs, mais devront en supporter tout ou partie les conséquences selon un barême qui fait consensus, et qui pour le coup ne pourrait être voté que par la représentation nationale.
La deuxième règle fondamentale est la loi d'équilibre selon laquelle il est impossible à long terme de prendre plus qu'on ne donne. Ainsi, il est juste que le malade soigné à grands frais par la collectivité en rembourse une partie dès qu'il est guéri...
Dans ce système, que honnirait tout socialisant, il n'y a plus de mutualisation des insuffisances, de fédération des incompétences et de dilution dans l'irresponsabilité du système. Bref, on vit dans une société adulte. Nous n'y sommes pas, il est de bon ton d'infantiliser tout le monde, de niveller par le bas, de travailler moins mais d'exiger plus...