Madame, Monsieur,
Je réponds à votre courrier, qui est la reprise intégrale d'un tract concocté par le SNUIPP.
Vous serez en grève le 20 novembre, comme toujours et comme l'ensemble des personnels de l‘Affliction Publique et de la Déséducation Nationale.
Nous sommes une fois de plus contraints de pallier à cette nouvelle prise d'otages qui ne dit pas son nom. Que vous perdiez une journée de salaire est un minimum, vous devriez payer en toute logique tous les frais supplémentaires de garde des enfants, et les autres coûts des parents auxquels une fois encore vous faites subir votre mauvaise humeur.
L'intérêt de l'enfant est l'éternel prétexte que vous ressortez à chaque fois que vous fomentez des troubles. L'intérêt de l'enfant, c'est d'abord qu'il n'y ait aucune grève, jamais.
Le corps enseignant est globalement pléthorique rapporté au nombre d'élèves, et, c'est la nation toute entière qui a démocratiquement validé la baisse nécessaire du nombre de fonctionnaires. Le nombre de fonctionnaires n'est nullement votre affaire, c'est celui de tous, contribuables ou non, qui payons chaque mois vos émoluments.
Il suffirait par exemple de demander au enseignants d'être dans les classes plutôt qu'à se livrer à de la politique, des actes de sédition, du syndicalisme malfaisant au sein de structures marxisantes, bien incapables de décoder la réalité du monde d'aujourd’hui.
Vous êtes enfermés dans des logiques de moyens, naturellement éternellement insuffisants pour faire perdurer votre esprit de caste, et pouvoir assoir vos privilèges, qui, n'en doutez pas, seront démantelés un par un. Car ainsi l'avons nous décidé, à la majorité des Français.
Le mot efficacité est banni de votre logiciel de pensée. De votre école, que vous prétendez défendre, est un modèle d'archaïsme, et une impressionnante fabrique de chômeurs...et de futurs fonctionnaires. Les horaires infligés aux enfants, le poids des cartables, la teneur des programme et jusqu'à vos méthodes globales de lecture (que vous venez d'abandonner non sans avoir créé des millions d'illettrés qui ne connaissent désormais que 4 lettres : A.N.P.E.) sont des échecs dont vous êtes responsables.
Les problèmes de salaire et de pouvoir d'achat sont réels. Beaucoup d'entre vous ont rejoint la fonction publique pour bénéficier de faramineux congés, d'un rythme plus ou moins soutenu de travail, et de l'emploi à vie qui en sont la compensation. Même vous pouvez comprendre qu'une nation ne peut éternellement dépenser plus qu'elle ne gagne, et que la hausse souhaitable de vos salaires passe d'abord par des mesures de bonne gestion, en lieu et place de l'incroyable gabegie que vous formez.
Vous n'avez pas notre soutien, ni notre compréhension, et vous ouvrez un boulevard pour l'école privée, que vous décriez par ailleurs. Quand je vous regarde, je ne souhaite qu'une seule chose à mes enfants : qu’ils ne soient jamais des fonctionnaires encartés, parasites, en grève, en esprit féodal et pratiquant la prise d'otage enfantine.
Finalement, je vous plains. Car bientôt la Nation se rebellera et exigera de sa fonction publique des résultats, du contrôle des coûts et de l'efficacité. Comme partout dans le monde.